18.10.2011
Sans transition
Sans transition,
Tout est devenu horriblement calme, comme si j'étais prise d'une sidération.
Je cherche, je cherche mais je ne trouve pas le moyen de sortir de cet état. Voilà des mois que je n'ai plus vu de psy. Le dernier que j'ai été voir me laisse une impression de dégout. Un vieux monsieur tout vieux, tout dégoutant de vieillesse, une vieille mentalité de vieux, des idées obselètes et toute rabougris !! Un sale vieux con qui me "blablate" pendant 30 min sa thèse sur son amour et sa fièrté d'être un psychiatre mais aussi un psychanaliste et tout les "différents" qu'il a avec ses confrères simplement psychiatre ... MAIS ...... QU'EST-CE ... QUE ... J'EN AI A FOUTREEEEE MOIIIIIIIIIIIIIIIIIII de ta vieille vie mec !!!!
Mes journées passent et se ressemblent toutes, les nuits aussi. Où est donc passé la vie ? Et les fous rires ? Est-ce qu'ils existent vraiment ou alors n'était ce que le souvenirs d'un mirage imaginaire ? Où est passer l'envie ? Le désir?
Aujourd'hui je me fais 3 séances de relaxation (guidée par la voix et la musique) ...resultat en fin de journée : Une grosse migraine !
J'ai honte, j'ai honte, ma maman est partit depuis un peu plus d'un an maintenant et moi je ne suis même pas capable de lui verser une larme ! Pourtant, je pense à elle presque constament, mais voilà, rien, je ne ressens rien à part LE MANQUE térrible, les regrets et les doutes. Je ne me laisse peut être pas aller à la peine. Dès que je sens une minuscule vibration de douleur ou peine en moi, je me coupe tout de suite, j'envoie mon cerveau loin, loin de là, de cette réalité, car aussi petite peut être cette vibration, je devine, je sais que ce n'est qu'une petite vague qui paraît inoffensive mais qui précéde et annonce, les baffes feroces et apocalyptiques d'un tsunami, qui me ravagerait, moi, ma vie, le peu de santé mentale qu'il me reste et qui colatéralement dévasterait mon couple. Ca ne peut pas être vrai ...
Il est minuit passé, je m'étais couchée vers 22h ...
J'ai repris RDV avec une psychologue et un psychiatre, j'ai vu cette psychologue 2 fois, il n'y a pas grand chose à dire, elle me questionne, je réponds, elle reformule ce que je lui dis et voilà. Je vois pas du tout comment ça pourrait m'aider, mais bon elle voudrait commencer l'hypose sur moi la semaine prochaine, donc on verra.
Le psy, lui je ne l'ai pas encore vu, le RDV est dans quelques jours, je crois qu'il a des origines maghrebines et comme moi aussi, alors ça me dérange un peu, mais bon là aussi, on verra!
Sinon, en ce moment mon trip c'est le loto, je suis pas vraiment une grosse joueuse mais voilà que je fais une ou deux grilles par semaines, comme les vieux ! Putain, si je gagne, je me trouve le meilleur des meilleurs des spécialistes !! Mais pour l'instant, je fais avec les noms que je trouve dans les pages jaunes hein !
00:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : borderline, schizoo, valium, solian, ritaline, psychiatres, psychologue
18.06.2011
Déréalisation
- Je vois la réalité comme à travers un brouillard qui donnerait un caractère suréaliste à une scène. Comme dans un rêve. Les émotions s'estompent au travers du brouillard...
- Je suis obligé de faire une démarche intellectuelle pour me dire que j'existe et que les choses qui m'entourent existent. Ce n'est plus implicite, immédiat.
- Je me sens souvent extrêmement loin des gens et de moi-même, y compris de mes proches... (ce qui est très culpabilisant).
- Une impression de flottement permanent
- Rien n'est "vraiment réel" alors rien n'a vraiment d'importance, je ne suis pas triste, je ne suis pas heureuse ...
C'est de plus en plus rare, mais parfois je reprends une conscience "intuitive" de la réalité. Il s'agit d'une discontinuité dans ma perception de moi et de mon environnement : brusquement, un basculement se produit et je me mets à ressentir les choses "normalement". Quand ça arrive, ça ne dépasse guère une minute mais c'est poignant et c'est beau, ça me redonne un peu d'espoir. Cela dit, de l'espoir je n'en ai plus beaucoup et mon état actuel est plutôt celui d'une douce résignation. Je vis avec, mais la vie n'a plus la même valeur pour moi. Je considère avec indifférence l'idée de ma propre mort.
Je lutte pour les gens qui me soutiennent et qui m'aiment. Je lutte contre ma démotivation, mon envie de me laisser aller complètement, de me coucher dans le caniveau.
Je prends conscience en permanence de plein de détails anodins, qui me semblent soudain moins logiques, anormaux, comme si j'avais perdu l'intuition de la réalité. L'état actuel de la réalité perd alors de sa légitimité, comme si mon cerveau cognitif, détaché de celle ci, se posait en permanence la question :
"Merde, pourquoi les choses sont comme ça et pas autrement ?"
La déréalisation est plus forte (à la limite du vertige) dans les situations de stress ...
Ces questions atteignent aussi la construction même de ma raison. Les mots, les concepts, les abstractions perdent de leur sens. Je vous rassure, je comprends encore parfaitement ce qu'on me dit, mais les concepts perdent leur essence instinctive et sont aussi sujet à un doute destructeur (quasi Descartien), comme si mon esprit ne se contentait plus d'une définition vague et intuitive des concepts, mais réclamait des constructions logiques (presque mathématiques) non ambiguës.
une impression d'être spectateur de ma vie, comme d'un film, comme si mes mouvements étaient automatiques. J'ai parfois l'impression de ne pas avoir de liberté de décision, comme si tout ce que je fais et pense avait été écrit à l'avance.
o Le plus douloureux, c'est de ne plus me sentir, de perdre la sensation de moi, de ma personne. N'éprouvant presque plus de plaisir, j'ai énormément de difficultés à me motiver pour faire ce que j'avais l'habitude d'apprécier. Les rares fois ou je ris ou me sens joyeux, je ne vibre pas : J'ai plus l'impression d'un réflexe social qui se manifeste de manière mécanique, par le souvenir que j'ai des émotions.
J'ai beaucoup de mal à retrouver mon identité
- Rétrécicement de mon champ de vision spatio-temporel : Je me sens souvent perdu, comme dans un brouillard opaque (comme le matin au réveil) mais pour moi c'est permanent, toute la journée: J'ai besoin de faire un effort pour me situer dans l'espace et dans le temps. J'ai aussi beaucoup de mal à m'inscrire dans une action; Je perds souvent le fil de ce que je fais ou ce que je pense.
- Diffultés de concentration, pour des réflexions profondes. Gros problèmes de mémoire, trous de mémoire fréquents (chercher un mot, un nom), gros problèmes pour me rappeller les visages des gens (pour les films : j'ai du mal à suivre l'histoire car je ne reconnais pas les comedien(e)s ( qui est qui ?)).
- Confusion d'esprit. Je n'ai plus un fil de pensée clair et précis, tendu vers une réflexion ou une action finale, mais plutôt une impression de tête pleine de brides d'idées confuses et labiles.
Les seuls moments où j'arrive à sortir de cet état : c'est quand j'absorbe de l'alcool jusqu'a l'ivresse, à ce moment je passe d'un état second (la déréalisation) à un autre (l'ivresse) qui est de loin, de très loin même beaucoup moins affreux à vivre ... Bien évidement, je ne peux et ne veux pas être alcoolique, donc c'est petits moments de "réalité alcoolisée" sont peu fréquents.
13:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déréalisation, dépersonnalisation, borderline, psy, ritaline, solian, valium, chs, schizophrene, dépression, anxiolytique, neuroleptique
15.03.2011
Factures et fractures impayées
Tu vois, je continue mes aneries, à croire que j'aime resté l'amie de mes ennemies,
A trop vouloir fuire mes émotions, je les ai semées depuis si longtemps, que mon reflet dans le miroire
m'est inconnu et presque étrange, c'est un peu comme chez France télécom, si tu ne paye pas les factures, on te coupe la ligne, la connexion avec l'extérieur, moi j'ai refusé de m'acquiter des fractures de mon coeur, j'ai ignoré ses relances, j'ai dépensé sans compté chez ses concurents, alcool et drogues. Alors après les nombreuses alertes de mon coeurs, me commanditant de m'acquiter de mes dettes sentimentales et moi n'en faisant qu'a ma tête, trop peureuse d'affronter le créancier des sentiments, j'ai ignorais ma dette. Aujourd'hui comme France télécom, il m'a coupé ma ligne, ma connexion avec moi-même, mes sentiments, ça pourrait à en paraître plutôt réjuissant, mais lame à double trachant, il me prive aussi et surtout des bons moments, des doux sentiments, pire encore mon coeur ne m'apelle plus, je ne l'entends plus, je ne sais même plus si je suis encore en vie ! La connexion est coupé avec mon intérieur. Je ne sais plus qui je suis, faute de coeur pour estimer, la fébrilité des vérités. Alors au fond je suis personne.
Je n'ai plus d'electricité pour savoir, encore moins pour savourer. Faudrait que je paye mes dettes avec des larmes peut être, des sauts de larmes ou d'humeurs, pour pouvoir remettre la ligne entre moi. Car aujourd'hui je ne suis personne. La ligne est coupée.
15:11 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


